Le droit des auteurs

Quand tu cherches une maison d’édition… 2ème partie

Oyez brave lecteur !

 

Je sais que j’ai mis un moment à publier la suite de cet article et que mon site internet est toujours en friche. Pas de panique, ça va venir avec le temps haha !

 

Du coup, sans autre forme de procès, je vais te divulguer (lol) mes trois autres secrets pour donner toutes tes chances à ton manuscrit (qui ne sera pas pour autant forcément publié, cf la première partie).

 

  • Une fois que tu es sûr que les maisons d’édition que tu vises sont sérieuses et que leur ligne éditoriale est en accord avec ce que tu écris, il faut que tu montes un dossier béton. Oui, parce que ton manuscrit seul ne suffira pas. Il va te falloir parler de toi.

Je m’explique. Un éditeur voudra en savoir plus sur la personne qui a écrit ce manuscrit. Quel âge as-tu ? Es-tu un homme ou bien une femme ? As-tu écrit d’autres livres ? Es-tu déjà publié ? Si oui combien de ventes as-tu faites (question piège. Ne mentionne des chiffres que s’ils sont avantageux) ? Es-tu déjà publié sur une plateforme en ligne comme wattpad, Fyctia etc ? Si oui combien de vue as-tu (même chose que pour les ventes, oublie cette partie si cela n’est pas en ta faveur) ? En quoi ton histoire va-t-elle leur apporter quelque chose de nouveau ?

Tu l’auras compris, l’idée c’est d’éveiller l’intérêt, de prouver que tu es motivé, en fuyant (pitié, c’est important), le coup du « mon manuscrit est le prochain best-seller ». Les éditeurs détestent les arrogants et les narcissiques et on peut les comprendre. Reste soft.

Certaines maisons d’édition demandent également un synopsis détaillé de ton roman (avec la fin et tout, inutile de vouloir préserver le suspens dans ces cas-là). Du coup, si c’est le cas, je te conseille vivement de faire un résumé alléchant que tu feras lire à d’autres pour savoir s’il est 1) compréhensible, 2) bien organisé, 3) ALLECHANT (cf ligne du dessus).

Il y a même quelques maisons d’édition qui demandent des fiches détaillées de tes personnages. Le mieux, c’est de te renseigner sur le formulaire « contact » de celles que tu vises et de suivre à la lettre leurs exigences.

 

4èmeastuce donc : Ne te précipite pas. Monte un dossier abouti qui prouvera que tu n’es pas un de ces charlatans qui font les choses à moitié (je me reconnais dans cette description).

 

  • Ce conseil aurait dû se placer plus tôt, mais comme j’adore faire les choses dans le désordre (ou plutôt que je ne sais pas m’organiser), je le colle ici : La mise en page.

Oui bon, parce que même si c’est bien d’avoir un manuscrit sans faute, avec un style d’écriture merveilleux, ça ne fait pas tout. Si la page Word ressemble à un gros pavé noirci et illisible, ça va grandement diminuer tes chances.

Tiphs, que j’adore citer partout parce qu’elle est mon modèle (<3) a écrit deux articles détaillés à ce sujet et d’ailleurs je te conseille vivement d’aller fouiner sur son blog avant d’envoyer la merveille. Il regorge d’astuces en or que tu ne voudrais pas rater. Mais si je devais résumer une mise en page lisible je citerais ces quelques points essentiels :

1) La police pourrie pour le corps de texte tu banniras.

Ce qui implique les polices fantaisistes, les Comic sans MS etc. Pour être tranquille, on choisit Times New Roman ou Arial. D’ailleurs, pour un manuscrit envoyé à des maisons d’édition, on ne choisit que ces polices-là, même pour le titre ou autres fioritures. C’est plus sobre et ça fait moins mal aux yeux.

2) L’interligne tu ne négligeras point.

Les éditeurs n’aiment pas les gros pavés noirs, comme je l’ai déjà précisé. Ils aiment les textes aérés, lisibles et souvent demandent une interligne de 1,5 voire 2. Moi je tablerais sur 1,5 s’ils ne la mentionnent pas dans leurs exigences. Une police de 12 est conseillée, pour la même raison de facilité de lecture. Alors sois pas radin sur le papier et augmente la taille, please.

3) La mise en forme des dialogues tu ne massacreras pas.

Un dialogue n’est pas séparé par un saut de ligne du corps de texte. Il est introduit par un tiret cadratin (—) (amusez-vous bien pour le trouver sur vos claviers les gars. Il faut créer un raccourci ou se renseigner sur la configuration de votre ordinateur) et n’est pas en italique, en gras ou que sais-je. A part si le personnage qui parle a quelque chose de spécial, n’est pas humain, est une intelligence artificielle ou autre. En gros, seulement s’il y a une (très) bonne raison de démarquer ce dialogue.

4) Le retrait de première ligne tu n’oublieras pas.

Je ne pense pas que ce soit essentiellement essentiel, mais je trouve que ça aère beaucoup le texte et c’est plus joli. L’idée n’est pas de faire un retrait énorme (0,6mm c’est bien). L’idée c’est d’aider le lecteur a repérer le début de chaque paragraphe. Et les dialogues seront mieux introduits.

5) Les pages tu numéroteras.

C’est bête mais important. Idem pour les césures (les mots cassés en bout de ligne là) qui doivent être activées. Par ailleurs, tous tes chapitres commenceront sur une nouvelle page. Utilise le saut de page, c’est plus rapide et plus propre que d’appuyer 30 fois sur la touche espace. #LeCinquièmePointFourreTout

6) Les cartes, illustrations magnifiques et autres visuels sur ton monde tu garderas pour toi.

Les éditeurs n’aiment pas trop quand on insère dans les manuscrits qu’ils reçoivent des images, qu’elles soient ou non pertinentes. Du coup garde-les pour plus tard, quand tu seras sûr qu’ils sont vraiment intéressés.

 

5èmeastuce : Ne néglige pas la forme. Elle pourrait bien faire toute la différence…

 

  • Et nous voilà arrivés à mon dernier conseil, qui je l’espère ne te décevras pas : Sois patient !

Les maisons d’édition reçoivent des centaines de manuscrits par semaine. Il faut leur laisser le temps de parcourir le tiens (l’attente peut aller de quelques semaines à un an pour certaines !). Normalement tu recevras une lettre de refus si jamais ton manuscrit n’est pas sélectionné. Ne monte pas sur tes grands chevaux si c’est un courrier impersonnel qui prouve que ton roman n’a pas été lu. C’est comme ça et t’énerver ne fera que diminuer tes chances pour une prochaine fois. Les éditeurs n’ont pas le temps de détailler aux auteurs les faiblesses de leur manuscrit. Leur comité de lecture n’est pas un service de correction. Mais ils le font parfois, et si c’est le cas tu peux être flatté !

Si tu as fait chou blanc avec les monstres de l’édition, tente ta chance du côté de maison à la taille plus modeste. Souvent ils sont bien plus arrangeants avec leurs auteurs et font tout pour les mettre en avant !

 

6ème et dernier conseil : Ne te mets pas la rate au court-bouillon si on met du temps à te répondre ou qu’on ne te répond pas du tout. Dis-toi que tu auras essayé et surtout que ce n’est pas la fin pour ton livre.

 

Si les éditeurs ne veulent pas de toi, cela ne veut pas dire que ton livre est mauvais, loin de là ! Tu peux toujours te tourner vers l’auto-édition. Et encore une fois, va sur le blog de Tiphs. Elle saura te donner les bonnes astuces 😉

 

Bisous à toi et bon courage pour tes démarches !

 

Alexiane

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