Le droit des auteurs

Quand tu cherches une maison d’édition… 1ère partie

Coucou toi !

Je suppose que, si tu es ici, c’est que tu penses que cet article pourrait potentiellement contenir des tuyaux intéressants sur la publication de ton manuscrit.

Alors, oui c’est vrai, il y a des astuces. Mais non, pas de solution miracle.

Je vais traiter des points qui sont importants (je parle par expérience) pour avoir toutes les chances de ton côté d’être au moins repéré par une maison d’édition. Je tiens à te prévenir que ce monde est très fermé et que ce n’est pas parce que tu envoies ton manuscrit (même sans défaut) que tu seras forcément publié. Ou même lu.

MAIS et ce « mais » et très, très important à mes yeux, tu te dois d’essayer. Ne te laisse pas décourager par un tel qui te dit en pensant bien faire de « ne pas te faire d’illusion et de ne pas trop rêver ». Ou même de « ne pas perdre ton temps et ton argent avec ce genre de démarches qui n’aboutiront pas de toute façon ».

Peut-être qu’ils auront raison.

Mais peut-être pas. Si tu ne me crois pas, je t’invite à te renseigner sur la façon dont J. K. Rowling, l’auteure d’une des sagas les plus connues et lues au monde, s’est fait publier. Crois-moi, ça remet les choses en perspective.

Dis-toi aussi que si tu n’essaies pas, tu n’iras nulle part. La voie de la facilité n’est pas toujours la bonne. Donne-toi les moyens d’y arriver. Ainsi, que tes démarches aboutissent ou non, tu n’auras pas de regret.

Les moyens en question, je vais en lister 3 ci-dessous :

  • Alors ça y est, tu viens de mettre un point final à ton chef-d’œuvre sur lequel tu travailles d’arrache-pied depuis des plombes (ou pas). La larme à l’œil, tu sors la bouteille de champagne en trinquant à la santé des futures maisons d’édition que tu vas contacter.

Alors oui, mais non. Tout dépend bien sûr de ta façon de travailler… mais si tu es comme moi, à écrire des pages et des pages sans jamais revenir dessus, il va falloir penser à la relecture. Parce qu’un manuscrit premier jet, c’est rarement le pied pour un éditeur.

Tu peux le considérer comme un diamant brut, tout juste sorti de la mine. Il ne te viendrait pas à l’idée de le sertir directement sur une bague, n’est-ce pas ? La pierre perdrait quasiment toute sa valeur aux yeux de l’acheteur qui ne verrait en elle qu’un gros caillou informe. Non, avant de l’envoyer aux bijoutiers, il faut la façonner et la transformer en pierre précieuse.

Pour cela, pas 36 solutions : il faut relire. Relire, relire, relire en essayant de se mettre à la place d’un éditeur sceptique qui voit défiler des centaines de manuscrits par semaine. Et oui, ça prend du temps. Mais une fois que tu auras traqué les incohérences, les fautes d’orthographe (une de temps en temps ne te disqualifiera pas normalement, mais il vaut mieux éviter d’en avoir à toutes les pages, j’en sais quelque chose…) et autres coquilles, tu auras déjà accompli les trois-quarts du boulot. Je posterai bientôt les quelques astuces que je possède pour qu’un texte soit agréable à lire.

La première astuce est donc celle-ci : démarque-toi ! Les éditeurs font souvent un tri avec les manuscrits qu’ils reçoivent. Si le tiens n’a rien à se reprocher niveau qualité de l’écriture, tu as de bonnes chances de passer avec brio la première sélection.

  • Bon, maintenant ton texte est clean, l’histoire bien ficelée, et tu brûles d’aller sur le site des plus grandes maisons d’édition de France. Tu vois déjà la couverture de ton roman estampillée du logo des plus prestigieuses d’entre elles.

Je te rassure, on passe tous par là. Mais la première chose à faire avant de balancer ta merveille, c’est de la mettre dans une catégorie. Tu écris du classique ? Du terroir ? de la romance ? Érotique, ou non ? Fantasy ? Bit-lit ? Jeune adulte ? Jeunesse ?

Parce que ce n’est pas la peine d’envoyer ta BD de Roméo et Juliette à une maison d’édition qui ne publie que des romans de science-fiction.

Tu comprends le principe ? Il va te falloir choisir consciencieusement les maisons que tu vises. Sinon tu peux t’attendre à essuyer des refus quasi systématiques. Pour déterminer le genre de ton roman, c’est assez simple. Réfléchis à ton histoire et essaie de la comparer aux œuvres d’écrivains publiés.

Par exemple, pour Le Secret de Lomé je peux le placer dans la catégorie Fantasy vu que l’histoire se rapproche par exemple de celle de la La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero. Je n’insinue pas par là que ton histoire n’est pas originale ou directement sortie de ton imagination débordante, loin de là. Mais elle aborde forcément un thème déjà utilisé. Dans mon cas c’était le voyage vers un monde parallèle.

Une fois que tu as placé ton œuvre dans une catégorie, tu vas pouvoir chercher une maison d’édition qui possède une collection affiliée à ce genre.

2ème astuce : sélectionne tes cibles. Inutile de dépenser des efforts là où tu sais que ça échouera.

  • Cette fois-ci, tu vas contacter les maisons d’édition, c’est décidé.

Attends… c’est quoi la différence entre une maison d’édition à compte d’éditeur et une à compte d’auteur ?

Oui parce que, mon ami, en toute franchise, l’une des deux n’est pas vraiment (du tout) avantageuse. On ne les reconnait pas forcément de prime abord. Toi t’es là, peinard, envoyant allègrement ton manuscrit abouti à toute les M.E. que tu croises. Mais je puis t’assurer qu’une fois le contrat reçu, tu vas vite faire la différence.

Une « vraie » maison d’édition va prendre tous les frais de production du livre (de l’impression à la distribution en passant par la correction, la mise en page et la communication) à son compte. Tu n’avanceras rien. Elle percevra par contre un pourcentage sur les ventes de ton livre pour amortir son investissement, ce qui est la norme. C’est ce qu’on appelle une maison d’édition à compte d’éditeur.

Mais si tu reçois des louanges inénarrables sur ton œuvre à l’issu desquelles on te demande d’avancer 4000 balles pour la publier, là tu peux t’inquiéter. Ce système n’est pas une arnaque à proprement parlé. Tu auras ton livre édité, au bout du compte. Mais oublie la large distribution, la communication, la reconnaissance, le service éditorial et tous les avantages que tu auras avec l’autre catégorie de maison d’édition. Tu percevras un pourcentage plus important sur tes ventes, c’est sûr. Mais si c’est pour en écouler 10 par an (chiffre que tu dépasseras difficilement dans une M.E. à compte d’auteur), autant que tu te lances dans l’auto-édition qui est bien plus avantageuse.

A ce propos et si l’option t’intéresse, cours (vole) jeter un coup d’œil à cet article de Tiphs qui t’éclairera mieux que moi sur le sujet.

3ème astuce : ne te laisse pas berner par les compliments, vérifie d’abord que tu as à faire avec un éditeur sérieux.

Cet article se termine sur ce point qui tient plus de la mise en garde que du tuyau, mais une deuxième partie est en cours qui te divulguera encore 3 secrets (ou pas) pour que tu aies toutes tes chances de percer dans cet étrange milieu qu’est l’édition…

via Droits des auteurs

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s